Interview avec Patrick Barnert, CEO de Qumram

Interview de Patrick Barnert

«Il m’a fallu devenir plus agressif»


Patrick Barnert était l’un des co-fondateurs d’Unic et était à la direction d’Open Text. Celui qui est désormais CEO de la startup Qumram s’est rendu avec Swisscom dans la Silicon Valley. Il nous fait part de ses impressions.


Hansjörg Honegger, 24 octobre 2016



Vous vous êtes rendu avec Swisscom dans la Silicon Valley dans le cadre du Startup-Challenge. Y avait-il matière à faire de nouvelles expériences pour vous qui êtes dans les technologies de l’information depuis si longtemps?


Patrick Barnert: Effectivement, c’était une expérience très intéressante, même pour moi. Lorsque je faisais partie de l’encadrement d’Open Text, j’étais régulièrement dans la Silicon Valley, mais jamais pour représenter une startup. Nous devions tenter de positionner la petite société suisse Qumram auprès des grandes banques et des grands investisseurs aux États-Unis.


Y êtes-vous parvenus?


Cela en valait vraiment la peine, au moins pour moi à titre personnel. J’ai beaucoup appris et cela a été pour nous une chance extraordinaire. Le temps dira si cette semaine dans la Silicon Valley était un succès économique. Ce que je dois en retenir, c’est que les startups que nous sommes ont eu vraiment beaucoup de chance. Nous avons pu mener des entretiens préliminaires avec l’équipe de direction, ce qui aurait été impensable sans le concours de Swisscom.

Patrick Barnert

Patrick Barnert a créé en 1996 la société Unic AG, qui s’est spécialisée dans le Digital Marketing et le Digital Commerce. Il a dirigé avec succès l’entreprise jusqu’en 2004. Il est passé ensuite chez Open Text Alliance, où il a développé les activités SAP internationales et où il a finalement été promu à des fonctions de direction. Il est depuis 2014 le CEO de la startup Qumram, fournisseur de solutions de compliance.


«Wir bekamen von Swisscom eine grossartige Chance»


Quelle différence y a-t-il avec la Suisse, lorsque l’on négocie aux États-Unis avec des investisseurs potentiels?


Pour simplifier: soyez agressifs! Dans la Silicon Valley, il s’agit de vendre un «Game changer», une solution qui doit changer le monde. C’est le minimum.


Vous a-t-il fallu faire un effort particulier pour faire passer ce message?


Non, mais j’ai dû être un peu plus agressif.


Qumram existe depuis cinq ans et vous avez déjà un beau portefeuille de clients importants. Malgré cela, vous participez à un StartUp Challenge. Vous considérez-vous encore comme une startup?


Comment définissez-vous une startup? Est-ce l’ancienneté de l’entreprise, sa culture ou la situation financière? Le concours Startup Challenge est ce qui convenait pour nous. Pour preuve: nous avons été parmi les cinq premiers.


Quelle est la taille de Qumram?


Nous sommes à présent 28 personnes, présentes sur cinq sites: nous avons Zurich où se trouve le siège principal, Barcelone pour le développement, Londres pour les divisions Marketing et Sales. Sales est représenté également aux États-Unis à San Francisco et dernièrement à New York.


Pourquoi avoir choisi Barcelone pour le développement? Pour des raisons de coût?


Barcelone présente sans conteste plus d’avantages que la Suisse, et c’est une ville comparable pour ce qui est de la mentalité, de la culture et de la qualité. Par ailleurs, il est plus simple de recruter des personnes de niveau international à Barcelone.


Le produit permet à vos clients d’enregistrer toute leur communication en ligne avec la sécurité juridique souhaitée. Est-ce un besoin?


Oui. Dans les régions comme la Suisse, l’UE et les États-Unis, c’est une obligation légale. Nos clients sont tenus d’enregistrer intégralement les données pertinentes et de les stocker de manière à assurer la sécurité juridique. C’est ce que garantit notre solution, de manière à permettre à nos clients de se conformer aux règles globales de Compliance.
Par ailleurs, notre solution génère une valeur ajoutée non négligeable. Dans le domaine de la sécurité, où nous documentons des cas de fraude en ligne et où nous avons ainsi une action préventive. Par ailleurs, nous contribuons à améliorer l’expérience client, en voyant très exactement ce que les clients font sur les applications Web ou mobiles. Les nouvelles données donnent à nos clients Qumram une vision très précieuse du comportement des clients. Cette transparence du comportement des clients est fréquemment utilisée en centre d’appel afin d’améliorer le service offert.


Comment donc?


Es ist für den Call Agent häufig sehr mühsam, herauszufinden, womit genau der Kunde ein Problem hat. Wo hat der draufgeklickt, was hat er genau gemacht? Mit unserer Lösung kann er das online Erlebnis des betreffenden Kontakts wie in einem Video nochmals abspielen und sieht jeden Mausklick des Kunden.


Jemand im Call Center sollte aber keine Kontodaten sehen.


Selbstverständlich nicht, die Daten werden je nach Berechtigung gezeigt oder eben nicht, das ist eine Frage der Konfiguration des Tools.



Patrick Barnert

Die Aufzeichnung des Kundenkontakts ist ein Bewegtbild. Ich sehe, wie sich die Maus bewegt, was der Kunde geschrieben hat. Erklären Sie die Technologie dahinter. Ein Video würde den Rahmen des Datenvolumens doch völlig sprengen.


Das ist genau der Punkt. Die geniale Lösung, die unser CTO Simon Scheurer erfunden hat, zeichnet die Originaldaten auf, HTML, Bilder, Java-Script und CSS. Dadurch bringen wir eine Session, die im Original vielleicht 500 Kilobyte schwer ist, auf rund 50 Kilobyte runter.


Von welchen Datenmengen sprechen, wenn die gesamte Online-Kommunikation einer Grossbank aufgezeichnet wird?


Dann sprechen wir von einem Datenvolumen im dreistelligen Terabyte-Bereich.


Pro Monat?


In zehn Jahren.


Das ist tatsächlich verkraftbar.


Es hängt natürlich stark von der Applikation ab. Wenn sich nur Text verändert, sind das eher kleine Datenmengen. Wenn Bilder betroffen sind, wächst das Volumen.


Die Authentifizierung per Video steht vor der Tür. Geht das auch mit eurer Lösung?


Klar, das sind auch Daten, die wir aufzeichnen können. Aber da kommen wir selbstverständlich in andere Volumina.


Mit welchem Aufwand muss der Kunde für die Konfiguration rechnen?


Das kommt extrem auf die Kundenwünsche an und wie das Tool eingesetzt wird. Es kann einen Aufwand von zwei Wochen bedeuten, wenn der Kunde unsere Cloud-Lösung bucht mit einfachen Use Cases. Es kann aber auch einer von bis zu einem Jahr sein, wenn der Kunde eigene Hardware und Speicher nutzen will. Will beispielsweise eine Grossbank die komplette interne und externe Online-Kommunikation über alle Kanäle aufzeichnen, hinterlegt mit bestimmten Alerts und integriert mit existierenden Systemen dann ist das Projekt entsprechend aufwendiger.


Was heisst «alle Kanäle»? Auch beispielsweise LinkedIn oder WhatsApp?


Ja, diese Möglichkeit haben wir auch. Grundsätzlich zeichnet Qumram alles auf, was online läuft – Web, Mobile Apps und Social Media.


Die Compliance-Regeln verändern sich enorm schnell. Wie bleibt ihr auf dem Laufenden? Beschäftigt ihr auch eigene Juristen?


Die Veränderungen beschäftigen uns sehr stark, wir sind aber als relativ junges Startup noch nicht in der Lage, eigene Juristen zu beschäftigen. Wir ziehen bei Bedarf Juristen bei.


«Wir entdecken jeden Tag neue Use-Cases mit unserer Lösung»


Wie sieht euer Business-Plan aus? Wo wollt ihr hin?


Wir fokussieren uns auf unsere Kunden und den Aufbau der Firma. Wir entdecken fast jeden Tag neue Use-Cases für unsere Lösung und müssen aufpassen, dass wir uns nicht verzetteln. In der Schweiz sind wir sehr gut unterwegs, im restliche DACH-Markt sind wir im Aufbau begriffen. UK und USA sind wichtige Märkte für uns. Wir haben dieses Jahr in USA und UK unsere ersten Kunden gewonnen.


Wo verorten Sie Ihre Kunden?


Banken und Versicherungen sowie staatliche Institutionen. Regulierte Branchen, in denen Compliance einen hohen Stellenwert hat.


Erlauben Sie mir noch eine persönliche Frage: Sie sind seit 20 Jahren in der Branche…


… das kann gar nicht sein.


Doch, 1996 waren Sie Mitgründer der Unic. Das wären dann genau 20 Jahre.


So genau will man das gar nicht wissen (lacht).


Ihre Karriere ist interessant: Nach 8 Jahren bei Unic wechselten Sie zu Open Text. Warum?


Ich wurde 2004 Papi. Ich merkte, dass dies nicht mit meiner Arbeit bei Unic vereinbar war, wo ich sieben Tage in der Woche im Büro sass. Ich wollte Zeit haben für meine Familie.


Sie machten Karriere bei Open Text und verliessen 2014 den Grosskonzern, um beim Startup Qumram einzusteigen. Warum tun sie sich das nochmals an?


Eigentlich war es wieder meine Familie, die mich dazu bewog. Ich war international tätig, sammelte in einem Jahr 13 Tage reine Flugzeit und meine Kinder meinten während meiner Ferien, es sei schön, hätte ich jetzt Zeit für sie. Das war ein Schock und ich wusste: Ich musste etwas verändern.


Der Wechsel zu einem international tätigen Startup bringt aber nicht weniger Arbeit.


Ja, das stimmt schon. Letzte Woche war ich im Silicon Valley, davor in New York, gestern in Frankfurt und nächste Woche in Toronto.


Da sind Sie aber bald wieder auf 13 Tagen reiner Flugzeit…


Ja, diesen Spruch musste ich mir kürzlich auch anhören…




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