Opinion

I comme Interrompre le coiffeur

Jeroen van Rooijen, 25 novembre 2015

Tout le monde a vécu cette situation au moins une fois dans sa vie: à peine assis dans le fauteuil du coiffeur, la poche du pantalon ou de la veste se met à sonner et à vibrer avec une telle insistance qu’on ne peut plus rester assis. Que faire? Peut-on prier le Figaro, la main déjà levée et prête à couper, de bien vouloir interrompre brièvement son geste? Non, impossible. Sauf si on attend un appel extrêmement urgent et qu’on en a averti le coiffeur avant le début de son travail.

 

Dans tous les autres cas, si j’étais ledit Figaro, je couperais volontairement l’oreille à laquelle est porté l’objet de malheur. Si c’est absolument inévitable, n’importe quel coiffeur comprendra qu’on prenne l’appel pour dire qu’on est occupé et qu’on rappellera plus tard. Se permettre de commencer une véritable conversation au téléphone relèverait cependant d’un mépris total pour la prestation du coiffeur. Personne n’oserait faire une chose pareille chez le médecin.

 

 

 

Questions de style
 

Jeroen van Rooijen, chroniqueur et auteur spécialisé en matière de style, aime s’habiller chic, ne téléphone pas volontiers, adore les selfies et travaille régulièrement pour la «Neue Zürcher Zeitung».

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