Opinion

D comme Désintoxication

Jeroen van Rooijen, 4 janvier 2016

Le nouveau sujet en vogue se pointe à l’horizon: la désintoxication numérique. Ce terme résume l’ensemble des mesures destinées à réduire le stress provoqué par la contrainte sociale d’être joignable en permanence, le but étant de limiter le temps gaspillé en ligne et de s’accorder des plages de temps «analogiques», c’est-à-dire exemptes d’écrans.

«Detox» exprime bien de quoi il s’agit: prendre ses distances face aux propriétés néfastes des drogues digitales telles qu’e-mail, applis de chat, médias sociaux et autres. Nous sommes tous un peu drogués en ce moment, mais ce n’est encore qu’une minorité bien informée qui s’en rend compte et prend les mesures nécessaires.

Comme toute désintoxication, il faut reconnaître que c’est particulièrement difficile. On ne transpire et ne tremble peut-être pas, mais on s’agite et on ne sait pas trop quoi faire du temps libre retrouvé, sans parler des rechutes. Elles sont inévitables. La désintoxication numérique, c’est un marathon et non pas un sprint. La meilleure manière de s’y prendre, c’est de s’entraîner progressivement et de n’en parler à personne, bien sûr, pour éviter de dépenser l’énergie ainsi récupérée par l’envoi de tweets euphoriques.

 

Question de style

Jeroen van Rooijen, chroniqueur et auteur spécialisé en matière de style, aime s’habiller chic, ne téléphone pas volontiers, adore les selfies et travaille régulièrement pour la «Neue Zürcher Zeitung».

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(en allemand)