Opinion

Grand ménage de printemps

Sylvie Castagné (texte), 11 avril 2016

C’est le printemps! Ça me donne envie de planter des fleurs et de repeindre les murs. Et aussi de faire le grand ménage parmi mes apps.

D’abord, j’en ai trop. Je ne trouve plus rien. En fait, un smartphone, c’est comme un sac de femme: on peut y mettre un tas de trucs pas forcément utiles, mais dont on croit ne pas pouvoir se passer.

C’est le printemps! Envie de légèreté. Hop, du bout de l’index, faire vibrer ces icônes sagement alignées, comme des pralinés dans leur boîte. S’agacer une fois de plus de ces deux-là qui se ressemblent trop. Mobile CFF et SuisseMobile, deux indispensables. Rouge et blanche toutes les deux, si bien qu’il m’arrive souvent d’ouvrir l’une en voulant ouvrir l’autre. Garder Astro 3D+, qui indique le nom des étoiles et des constellations, et PeakFinder, celui des sommets suisses. Des apps pas essentielles, mais qui nourrissent ma curiosité.


Un smartphone, c’est comme un sac de femme: on peut y mettre un tas de trucs pas forcément utiles, mais dont on croit ne pas pouvoir se passer.

Il y a des apps dont on se débarrasserait bien, mais on ne peut pas. La Santé par exemple, apparue au hasard d’une mise à jour et qui s’est incrustée. Elle enregistre le nombre de pas que je fais chaque jour. Mais est-ce que je veux vraiment que ces données soient sauvegardées dans mon smartphone? L’app Santé frétille quand on laisse le doigt posé dessus, mais il n’y pas moyen de la zapper.

Sur ce, ma fille arrive. Je lui demande quelles apps elle utilise. La réponse fuse comme un boulet: «Snapchat, Snapchat, Snapchat! Et WhatsApp, un peu.» Snapchat? Tiens, je ne l’ai pas celle-là…
 

 

 
Sylvie Castagné

est mère d’une adolescente qui, comme nombre de ses pairs, lâche difficilement son smartphone. La jeune fille trouve toutefois que sa mère passe un peu trop de temps sur Facebook et sur Twitter.

La rédactrice free-lance basée à Zurich prend plaisir à explorer l'univers numérique et à analyser l’impact des médias sociaux sur nos vies.