Technologie rétro

Les facéties du fax

Pendant longtemps, le fax était le système de transmission de texte et d’image le plus fiable et le plus rapide. Ce qui rendait – et rend parfois encore – cet appareil très populaire. Le fax ne faisait toutefois pas seulement le bonheur des utilisateurs sérieux, mais aussi des plaisantins.

Hansjörg Honegger (texte), 31 octobre 2017

Bien que le fax soit en fait une technologie dépassée, il existe en Suisse encore 400'000 raccordements de ce type. Avant le tournant du siècle, le fax a connu un grand essor. Ce qui a aussi engendré des plaisanteries parfois douteuses.  

 

 

L'Überfax


«Ceci est un Überfax. Faxez-nous tout votre argent.» Cette plaisanterie est basée sur un jeu de mot avec le terme allemand «Überfall», qui signifie hold-up.  Le messages était complété par la remarque «Mode d’emploi au verso». Pour tous ceux qui sont trop jeunes pour comprendre l’esprit de cette blague: on ne pouvait pas envoyer de fax imprimé recto-verso. Il n’y avait guère de bureau où l’on n’avait pas un jour reçu ce fax. Et naturellement, il fallait obtempérer et renvoyer de l’argent par fax. Ça ne coûtait pas grand-chose – mis à part des frais de télécommunication prohibitifs et le temps de travail.

 

 

«Ceci est un hold-up par fax. Faxez-nous tout de suite tout votre argent!» Avec ce genre de blagues, les plaisantins d'antan apportaient un peu d'humour dans la vie de bureau.  

 

 

Le rouleau sans fin


Une autre farce fort appréciée des émetteurs de fax étaient les fax infinis. Techniquement, ce n’était pas sorcier: il suffisait de coller ensemble les feuille à transmettre pour créer une espèce de rouleau, d’entrer le numéro du destinataire et de presser la touche «send». L’appareil n’était pas très intelligent et envoyait les pages en boucle. Du côté du destinataire, on n’appréciait guère la réception de ce fax infini, car il gaspillait le rouleau de papier thermique qui coûtait très cher. «On riait bien lorsque nous faisions cette farce», se souvient un ancien journaliste. «Mais les réactions étaient parfois si violentes qu’elles pouvaient mettre en péril des amitiés.»

 

 

 

On ne pouvait pas faire grand-chose contre les fax sans fin.

 

 

Le papier WC


A la fin des années septante en Suisse, dans une grande rédaction on s’étonna de recevoir un fax dont les lignes du texte avaient seulement 15 au lieu des 30 centimètres habituels. L’explication à cette énigme fut que le journaliste, qui se trouvait dans une région en guerre, n’avait plus de papier d’écriture et qu’il dut chercher une alternative pour envoyer son texte. Il se souvient en riant: «Tout ce que j’avais, c’était du papier de toilettes. J’ai alors écrit mon article là-dessus

 

 

Fax de poisson d’avril


Le fax était déjà passé de mode depuis longtemps quand le portail d’informations Golem.de fit de nouveau parler de lui: la newsletter par fax! Dans une 
vidéo publicitaire un journaliste perdu dans ses pensées vante les mérites de recevoir les nouvelles par fax directement dans son bar à café favorit. L’argument avancé par Golem était que le fax avait l’avantage de ne pas bloquer les annonces publicitaires. Ce service n’a toutefois pas réussi à s’imposer…

 

 

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Reprendre le temps de vivre: lire les nouvelles grâce à un abonnement par fax. Vidéo: Golem.de

 

 

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