Le télétravail

Ce que vous devez savoir au sujet de «Work Smart»

Les nouveaux modèles de travail flexible transforment le monde professionnel et trouvent un écho positif auprès des collaborateurs-trices. Si la flexibilisation des horaires renforce la satisfaction et la productivité, elle exige une bonne infrastructure technique et une ouverture de l’entreprise face aux changements de son organisation.

Urs Binder (texte), 19 septembre 2016

Les heures de bureau traditionnelles signifiaient pour les collaborateurs-trices qu’ils partaient travailler le matin, prenaient leur repas à la cantine à midi et retournaient chez eux le soir. Ce rythme rigide est peu à peu remplacé par des modèles de travail flexibles. De nombreux employé-e-s dont la tâche consiste à traiter des informations – les dénommés travailleurs-euses de la connaissance – peuvent parfaitement vacquer à leurs activités professionnelles à la maison, pendant leurs déplacements ou même dans des bureaux partagés appelés aujourd’hui «espaces de coworking». L’Impact Hub de Zurich ou Les Voisins à Genève en sont des exemple. Ces nouvelles formes d’organisation du travail libérées des contraintes spatiales et temporelles sont baptisées «télétravail», «flexwork» ou aussi «Work Smart».

«Un long chemin pour aller au bureau est un gaspillage de temps.»

Un télétravail

Le potentiel élevé du télétravail

 

D’après l’étude «Flexwork Survey 2016» de la HES du Nord-Ouest, un quart des salariés de notre pays travaillent régulièrement pendant leurs déplacements. Ils apprécient le télétravail, car il augmente leur autonomie et leur bien-être. Un collaborateur bénéficiant de ce modèle le résume ainsi: «Je ne suis plus disposé à accepter la contrainte de me trouver à une heure et à un endroit précis pour mon travail. Un long chemin pour aller au bureau est un gaspillage de temps.»

 

 

Les «smart workers» quittent souvent le bureau et travaillent en déplacement, à la maison ou dans un espace de travail partagé. Photo: iStock.com/andresr

 

 

Près d’un tiers des participants à cette enquête aimeraient pouvoir travailler plus fréquemment de manière flexible, mais leur employeur ne le leur permet pas ou ne dispose pas des moyens techniques nécessaires. Force est de constater que de loin pas toutes les entreprises et tous les patrons sont disposés à proposer à leurs collaborateurs-trices autre chose qu’un horaire professionnel classique.

 

C’est pourquoi quelques-unes des plus grandes entreprises du pays, dont les CFF, la Poste, la Mobilière et Swisscom, ont lancé «Work Smart». Le but de cette initiative est de promouvoir les nouvelles formes de travail dans l’économie suisse et d’aider les entreprises intéressées à les mettre en œuvre. Les principes de l’initiative sont résumés dans la Charte «Work Smart» signées jusqu’à ce jour par 79 entreprises.

 

 

Selon ce sondage, près de la moitié des personnes exerçant une activité professionnelle n’a aucune possibilité de travailler de façon flexible. Source: FlexWork Survey 2016, Haute école de psychologie appliquée (FHNW).

 

 

Le potentiel pour un élargissement de ces nouvelles formes de travail existe. Selon l’étude «L’espace de travail du futur» de Deloitte, la moitié des salariés de notre pays pourraient passer au télétravail. Cela s’explique par le fait que l’économie suisse, avec 75 pour cent des employé-e-s actifs dans le secteur des services, offre un grand nombre d’emplois qui ne sont pas nécessairement liés au siège d’une entreprise.

 

Les activités centrées autour des métiers de la connaissance se prêtent au mieux aux modèles de travail flexible. La Suisse se trouve dans le peloton de tête avec 43 pour-cent des activités dans ce secteur – la moyenne européenne se situant autour de 36 pour cent. Toujours d’après Deloitte, cette proportion continuera de croître.

 

 

La technique est indispensable

 

Le préalable indispensable au travail fexible, c’est une bonne infrastructure technique. Tout a commencé en 1999 avec l’arrivée du BlackBerry: pour la première fois, on pouvait traiter ses e-mails et gérer son agenda électronique pendant ses déplacements. Puis vers 2009 sont apparues les premières solutions de «Unified Collaboration and Communication» (UCC). Des services tels que Skype for Business permettent d’échanger des messages instantannés sur le mode de Whatsapp, d’effectuer des vidéoconférences sans avoir besoin d’une lourde infrastructure, de partager les écrans (screensharing) pour collaborer à distance et bien plus encore.

 

 

Un équipement technique minimal suffit souvent pour pouvoir travailler en déplacement.  

 

 

Quant aux solutions de stockage des données basées sur le cloud (Sharepoint, Dropbox ou Storebox de Swisscom), elles facilitent grandement l’échange de documents. Les réseaux mobiles performants et les connexions internet rapides via DSL ou la fibre optique sont les préalables indispensables pour le télétravail.

L’environnement du «home office» permet de se concentrer sur sa tâche pour autant qu’il n’y ait pas de nouvelles sources de distraction.

 

La culture d’entreprise et l’auto-organisation


Dans un modèle de travail flexible, outre les exigences techniques, ce sont aussi l’organisation de l’entreprise et la relation avec les collaborateurs-trices qui doivent évoluer. En effet, comme les supérieurs peuvent moins facilement contrôler les employé-e-s, la confiance réciproque devient une valeur-clé de la culture d’entreprise. Les salariés doivent apprendre à gérer leur liberté et à s’organiser de manière efficace. L’environnement du «home office» permet de se concentrer sur sa tâche pour autant qu’il n’y ait pas de nouvelles sources de distraction: par exemple les enfants qui jouent dans la pièce d’à côté ou le chien qui demande de l’attention.

 

 

L’étude FlexWork de la Haute école de psychologie appliquée (FHNW) montre entre autres que les contraintes de lieu sont plus fortes dans l’administration publique que dans les grandes entreprises suisses. Une organisation flexible du travail, sans contraintes de lieu, n’y a pratiquement aucune chance d’être mise en œuvre. Graphique: Haute école de psychologie appliquée (FHNW).

 

 

L’expérience a toutefois démontré que le danger est plutôt qu’on travaille plus qu’au bureau. Quelques règles aident à mieux séparer le temps du travail des loisirs. On peut par exemple se fixer comme objectif de ne jamais travailler le dimanche ou pas au-delà de 20 heures le soir. Il est impératif de se prémunir du risque de dispersion, qui pourrait entraîner le sentiment que sa vie est entièrement consacrée au travail.

L’initiative Work Smart

Près de 80 entreprises ont déjà signé la charte Work Smart. Elles s’engagent ainsi à contribuer de manière tangible à une organisation du travail flexible et sans contraintes de lieu. Pour en savoir plus, consultez le site work-smart-initiative.ch/fr.

 

Work Smart chez Swisscom

Pour savoir à quoi ressemble une place de travail moderne et flexible et connaître l’actualité relative à ce sujet, rendez-vous sur: Swisscom.ch

 

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