Dossier médical électronique

Médecine numérique: meilleure qualité pour tous!

L’e-santé est en train de prendre forme. Le canton de Zurich va introduire le dossier médical électronique et mise dès le départ sur une solution uniforme pour l’ensemble de son territoire.

Urs Binder (texte), 5 juillet 2016

Votre médecin griffonne-t-il encore des notes sur une feuille de papier, qui sera ajoutée à un dossier et que sans doute lui seul est capable de déchiffrer? Cette manière de procéder appartiendra bientôt au passé. En effet, dans le secteur de la santé, on envisage depuis longue date l’introduction du dossier médical électronique.

L’introduction du dossier électronique permet d’éviter des examens à double et des erreurs, comme par exemple lors de la prescription de médicaments.

Ce projet est en train de se concrétiser. La Confédération demande à tous les hôpitaux de conserver au plus tard d’ici à 2020 les données des patients sous forme électronique et de participer à un échange de données standardisé avec tous les prestataires de service. Ceux-ci incluent non seulement les cabinets médicaux, les établissements médico-sociaux et les services de soins à domicile, mais aussi les pharmacies, les centres de physiothérapie et d’autres prestataires de services médicaux.

 

Qualité des soins et sphère privée

 

Un accès aux données plus facile pour le médecin, davantage de compétence décisionnelle pour le patient.

 

 

L’idée maîtresse de ce projet et que l’abandon du papier facilitera de nombreux processus. Les médecins et les soignants n’auront plus besoin de copier des documents et de les envoyer par la poste ou par fax et consacreront plus de temps à leurs patients. En plus, ils disposeront toujours de données à jour. Ce qui permettra aussi d’éviter des examens à double et des erreurs, comme par exemple lors de la prescription de médicaments. En effet, par faute d’informations complètes, en Suisse chaque année des centaines de personnes décèdent suite à la prise de médicaments incompatibles.

Aucun dossier médical accessible pour tous les prestataires de santé ne sera mis en place sans le consentement du patient.

Grâce au dossier médical électronique et à l’échange de données standardisé, ce genre de risques pourrait être éradiqué, pour autant que tous les acteurs jouent le jeu.
    
Pour l’instant, seuls les hôpitaux seront tenus d’introduire le dossier médical électronique. Les médecins généralistes et les spécialistes seront libres de décider s’ils souhaitent ou non y participer. En outre, aucun dossier médical accessible pour tous les prestataires de santé ne sera mis en place sans le consentement du patient. Et chacun-e pourra aussi décider quel professionnel est autorisé à accéder à quelles données. Ainsi par exemple, le physiothérapeute ne pourra pas voir les résultats des analyses prescrites par le gastroentérologue.

 

Pour la première fois, le patient, ou plus exactement le citoyen, pourra véritablement exercer son droit de regard sur les données médicales récoltées à son sujet. Ce droit existe certes déjà à l’heure actuelle puisque n’importe quel prestataire de soins est tenu de remettre une copie de son dossier à un patient qui le lui demande. Mais dans la pratique, rares sont celles et ceux qui se lancent dans la fastidieuse quête des données enregistrées à leur sujet auprès des divers acteurs médicaux.

 

 

Zurich met le paquet

 

Chaque canton est libre de mettre en œuvre la loi sur le dossier médical électronique comme bon lui semble pour autant qu’il respecte les normes en la matière et que la transmission et la conservation des données répondent aux plus hautes exigences de sécurité. Le canton de Zurich a misé dès le départ sur une solution électronique uniforme pour l’ensemble de son territoire.

La solution technique retenue est la plateforme Swisscom Health Connect, qui a déjà fait ses preuves dans la pratique.

C’est ainsi que les prestataires ont joint leurs forces dans l’association «Zurich Affinity Domain», qui dirige le projet sous l’égide de la direction cantonale des affaires sanitaires. La solution technique retenue est la plateforme Swisscom Health Connect, qui a déjà fait ses preuves dans la pratique.
 
En ce moment ont lieu les travaux préparatoires avant le lancement agendé pour 2017. A partir de cette date, si tout se déroule comme prévu, près de 4000 prestataires pourront communiquer de manière électronique. Les patients, dont le médecin participera aussi au programme et qui auront donné leur accord, pourront aussi se joindre à la plateforme et ainsi avoir accès à leurs données.

 

 

Un portail pour toutes les données

 

Les patients pourront consulter leur dossier via le portail Evita, qui est déjà accessible indépendamment du projet zurichois pour celles et ceux qui souhaitent voir à quoi ressemble un dossier médical électronique. La plateforme internet permet de réunir en un seul endroit toutes les données contenues dans le dossier médical: médecins traitants, données et contacts d’urgence, données relatives l’histoire médicale du patient, groupe sanguin, poids, allergies, diagnostics, thérapies, médicaments. Bien sûr, depuis cette plateforme il est aussi possible de définir les autorisation d’accès aux diverses données.
 
Même les personnes en santé peuvent bénéficier des services de ce portail, par exemple en y indiquant leurs activités de fitness. Il est même possible de faire transférer automatiquement les données des moniteurs d’activité physiques (fitness trackers) dans la base de données. Dans un futur où tous les prestataires de soins seraient connectés au système, toutes les données d’un patient pourraient être accessibles sur ce portail, même les radiographies et les rapports de laboratoire.

 

 

Swisscom Health

En tant que partenaire technologique Swisscom Health, garantit une circulation fluide et sûre des données dans le secteur de la santé.

 

 

 

 

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