En lumière

Des voitures qui roulent toutes seules et des collègues robots

01

Mobile Computing

La montre prend les commandes

Jusqu’ici, les Smart Watches n’ont guère été convaincantes. Sans téléphones mobiles, elles se montrent peu, voire pas du tout utilisables. Pourquoi s’accrocher au poignet un appareil supplémentaire alors que l’on doit déjà toujours avoir ce dont on a besoin dans la poche du pantalon? La start-up canadienne Neptune inverse à présent le rapport: la montre se transforme en un hub intelligent qui gère les applis et assure les connexions de radiocommunication mobile. Et le smartphone? Il devient un écran tactile «idiot», non équipé de son propre processeur. Du pareil au même? Non, car au lieu du «Pocket Screen», un Tablet Screen tout aussi limité et, avec un dongle, n’importe quel écran, peuvent faire office de dispositif de saisie pour le hub porté au poignet. Grand avantage: j’ai toujours avec moi mon ordinateur central, il me suffit de synchroniser avec mon Cloud de données et je peux jongler entre mes appareils de saisie au gré de mes envies. Simon Tian, fondateur de Neptune âgé de tout juste 20 ans, est certain que son concept ouvre ainsi une nouvelle ère dans le Computing. D’un point de vue purement optique, sa montre intelligente et ses écrans idiots sont séduisants. On ne saura qu’en février 2016 s’ils tiennent vraiment leurs promesses en termes d’usage. C’est en effet à partir de cette date que sera livré le set (Watch, Phone Screen, Tablet Screen, clavier, dongle et casque), proposé actuellement sur la plate-forme de crowdfunding Indiegogo.com.

Le jeune homme de 20 ans à l’origine de NeptuneLa Neptune Suite sur Indiegogo

«Nous voulions amener en Suisse une voiture qui roule toute seule pour la découvrir en vrai, la tester et acquérir une première expérience véritable.»

04

La première voiture qui roule toute seule

«La conduite autonome va apparaître progressivement»
Pourquoi Swisscom a-t-elle fait venir cette voiture en Suisse?

Selon nous, la conduite autonome va apparaître progressivement. Nous voulions amener en Suisse une voiture qui roule toute seule pour la découvrir en vrai, la tester et acquérir une première expérience véritable. Dans les prochains mois, nous continuerons d’approfondir les aspects et les thèmes en lien avec la conduite autonome. Pour ce faire, nous étudions une collaboration éventuelle avec différents partenaires. Nous pensons que la conduite autonome dépend de systèmes de communication performants et de l’interconnexion de véhicules, d’objets et d’êtres humains. C’est à ceux-ci que va notre intérêt premier.

Que prévoit Swisscom au niveau des voitures qui roulent toutes seules?

Dans ce domaine, il est particulièrement intéressant pour Swisscom de se demander quelles sont les exigences en termes d’infrastructure de réseau mobile, de dorsale et de Cloud – en particulier au niveau de l’architecture, de l’évolutivité, de la disponibilité et de la sécurité. Plus concrètement, Swisscom se soucie notamment d’étudier les services suivants: informations sur le trafic en temps réel, plates-formes de Cloud destinées à des applications et des services pour les voitures connectées et infrastructure.

La voiture qui roule toute seule en action

06

Startupbootcamp Fintech

Une start-up souhaite améliorer les liquidités des PME

Le premier Startupbootcamp Fintech organisé en Suisse a notamment donné l’occasion à Phil Lojacono de présenter son idée de plate-forme de règlement rapide des postes débiteurs en souffrance dans les PME. Selon P. Lojacono, ces dernières doivent absolument être en mesure de réutiliser au plus vite ces moyens financiers. Pour ce faire, la start-up Advanon entend mettre en relation des PME et des investisseurs qui règlent les factures dans les 48 heures. Aux côtés de deux collègues, l’étudiant en Finance and Banking travaille depuis bien un an à cette plate-forme du même nom. Le projet de ces jeunes entrepreneurs motivés se trouve actuellement en phase pilote et devrait être disponible dès cet été. P. Lojacono a reçu de nombreux retours positifs des experts présents à la manifestation, ce qui le rend plutôt confiant. La start-up souhaite encore développer son équipe pour le lancement.

Première manifestation à Zurich

Startupbootcamp Fintech est un accélérateur international qui vient encourager les start-up dans le domaine de la Financial Technology (Fintech). En collaboration avec Swisscom et Credit Suisse, un Fast Track Event de l’organisation a eu lieu pour la première fois à Zurich. Dix jeunes pousses y ont présenté leurs idées commerciales devant des experts chevronnés des start-up et de la Fintech. Dans le cadre de sessions 1:1, elles ont ensuite pu recevoir des feed-back critiques et des conseils de mise en œuvre. Jusqu’ici, l’organisation s’était avant tout fait connaître par ses manifestations pour les start-up à Londres et Singapour.

En savoir plus sur le StartupbootcampEn savoir plus sur Advanon

02

Industrie 4.0

YuMi, mon collègue surdoué

YuMi perçoit son environnement et dispose d’une remarquable motricité fine. Le robot collaboratif d’ABB n’a donc plus besoin de travailler comme ses prédécesseurs derrière des grilles de sécurité et peut assembler smartphones et autres petits appareils aux côtés de ses collègues de travail humains. Il se charge alors des tâches répétitives ou dangereuses pour la santé. Son vis-à-vis de chair et de sang est quant à lui responsable de tout ce qui exige une flexibilité situationnelle. La compatibilité avec l’humain n’est cependant pas la seule caractéristique qui distingue YuMi de ses ancêtres électromécaniques. En effet, cet assistant de montage à deux bras ne requiert plus de programmation de longue haleine pour chaque nouvelle application. Il suffit de guider ses bras et ses mains pour qu’il programme automatiquement les nouveaux mouvements. Comme il ne pèse que 38 kilos, il peut être transporté rapidement sur un nouveau poste de travail auprès d’un nouveau collègue humain, pour assembler avec lui un autre petit appareil.

La réponse d’ABB à la pénurie de personnel qualifiéTout ce que YuMi sait faire

03

Internet of Things

La meilleure plate-forme mondiale pour tous les objets

L’être humain est axé sur les relations. Il instaure également une relation personnelle avec les objets qu’il possède. La plate-forme Allthings de l’entreprise bâloise Qipp aide l’homme à entretenir des relations avec tous les objets qui lui sont chers. Il s’agit quasiment d’un réseau social des objets qui transforme chaque chose – qu’elle puisse elle-même accéder à l’Internet ou non – en un objet interactif, au moyen d’une identité numérique. Cette plate-forme ne permet pas uniquement aux individus de se mettre en réseau avec leurs effets personnels. Les fabricants de marques peuvent aussi établir pour le produit individuel une relation client dédiée et des communautés, les gérances immobilières peuvent proposer à leurs locataires une appli pour l’organisation de leur électroménager, y compris les plannings d’entretien, ou des entreprises peuvent partager plus efficacement leurs ressources en interne et avec d’autres. Le «Facebook des objets» de la spin-off de l’EPF a maintenant également su convaincre le jury de la IoT/M2M Innovation World Cup. A Barcelone, Qipp a non seulement été désignée vainqueur dans la catégorie Connected Home, mais aussi élue comme la meilleure solution parmi les plus de 400 propositions issues de plus de 70 pays.

L’appli Qipp pour les habitants de la construction d’ErlenmattTout ce dont Qipp est capable

05

Big Brother

Quand l’algorithme sait à quel moment je vais donner ma démission

Le big data révèle des choses que même les personnes directement concernées ignorent encore. Par exemple si une personne va démissionner de son poste au cours de l’année suivante. C’est exactement ce que promet de calculer le logiciel de Workday, qui se base sur les données disponibles au sein du système de RH et sur les plates-formes de réseaux sociaux. Les entreprises doivent ainsi se voir donner la possibilité de faire changer d’avis les candidats au départ, au moyen de mesures ciblées. Le logiciel fournit alors aussi les arguments susceptibles de déboucher sur une issue positive, au cas par cas. Il sait qui se laissera plutôt convaincre par des aspects financiers, qui recherche plutôt de nouveaux défis ou qui a tout simplement besoin d’un nouveau supérieur. Outre ce but déclaré, ces données devraient toutefois aussi intéresser les départements de sécurité des entreprises. En effet, les collaborateurs qui quittent une entreprise sont responsables d’une grande partie des vols de données.

Comment le logiciel de RH peut lire dans les pensées