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7 minutes

Utilisation des médias par les enfants : guide à l'intention des parents

Combien de temps d'écran est recommandé pour chaque tranche d'âge ? Que fait réellement mon enfant sur son téléphone portable ? Et comment fixer des limites sans que la situation ne dégénère à chaque fois ?  

Sur cette page, vous trouverez des recommandations concrètes sur le temps d'écran en fonction de l'âge, des conseils qui fonctionnent vraiment au quotidien et des réponses aux questions les plus fréquentes des parents. 

L'essentiel en bref 

Vous trouverez les supports suivants sur cette page

Thème

Combien de temps d'écran est
acceptable pour mon enfant ? 

Voici quelques valeurs indicatives : les enfants de moins de 3 ans ne devraient si possible pas être exposés aux écrans. Entre 3 et 6 ans, un temps d'écran maximal de 30 minutes par jour est acceptable, et jusqu'à 60 minutes par jour à partir de l'école primaire. Plus tard, il est judicieux de fixer un temps d'écran hebdomadaire.  

Le temps d'écran maximal recommandé pour les enfants et les adolescents varie légèrement selon les sources. Dans l'ensemble, toutes les recommandations vont toutefois dans le même sens. Tu trouveras ici un aperçu dans lequel nous avons rassemblé différentes indications fournies par des spécialistes afin de t'apporter une aide pratique.

Temps d'écran maximal recommandé*
0 min

Remarques complémentaires 
L'OMS recommande de renoncer totalement aux écrans à cet âge.

À quoi faut-il faire attention ? 
Le cerveau se développe très rapidement et a besoin d'un maximum d'expériences sensorielles réelles (toucher, voir, entendre, sentir) ainsi que d'interactions humaines pour pouvoir mettre en place les structures neuronales et les compétences nécessaires. 

Temps d'écran maximal recommandé* 
30 min/jour

Remarques complémentaires 
Il est préférable de répartir de courtes séances tout au long de la journée. 

À quoi faut-il faire attention ? 
Ne montre à ton enfant que des contenus adaptés à son âge et soigneusement sélectionnés, et ne le laisse jamais regarder sans surveillance.

Conseils : règle un minuteur ou conviens d’un nombre de vidéos correspondant au temps d’écran maximal recommandé. Et discute avec ton enfant du contenu et de ses expériences (contextualisation). 

Temps d'écran maximal recommandé* 
30 à 60 min/jour  

Remarques complémentaires 
L'utilisation active d'une première montre connectée personnelle en fait partie.     

À quoi faut-il faire attention ? 
Encouragez une utilisation créative et active et engagez les premières discussions sur la publicité et les contenus inappropriés.   

Conseils : un contrat d'utilisation des médias établi ensemble établit une base claire. Ne te contente pas de fixer des limites à ton enfant, mais propose-lui aussi des alternatives et des idées d'activités à faire une fois le temps d'écran écoulé. Les fonctions de contrôle parental intégrées peuvent aider à apprendre à gérer son temps d'écran de manière responsable.     

Temps d'écran maximal recommandé* 
Règle générale : 1 heure par année d'âge par semaine   
(Exemple de calcul pour un enfant de 10 ans : 10 heures / 7 jours = environ 85 minutes par jour) 

Remarques complémentaires 
Le fait d’avoir son propre smartphone entraîne généralement une augmentation rapide du temps passé devant les écrans  

À quoi faut-il faire attention ? 
À partir de cet âge, ton enfant devient autonome et utilise de plus en plus les appareils pour communiquer. Explique-lui ce qui change dans la communication en ligne, accompagne-le lors de ses premières utilisations de différentes applications et entretiens un dialogue régulier sur ses expériences. 

Conseils : met à jour le contrat d'utilisation des médias de l' et adapte également les fonctions de contrôle parental en fonction de l'âge de ton enfant.  

Temps d'écran maximal recommandé* 
Définissez des moments et des espaces sans écran  

Remarques complémentaires 
Les dispositifs techniques de contrôle parental perdent de leur efficacité. La communication prend une place de plus en plus centrale et l'attention des parents diminue.  

À quoi faut-il faire attention ? 
Les adolescents doivent comprendre le fonctionnement et les dangers des réseaux sociaux, des jeux vidéo, des fausses informations ou de l'auto-exposition irréfléchie afin de pouvoir (ré)agir en toute connaissance de cause. Aborde également la question de la valeur et de la protection des données personnelles.   

Conseils : instaurez des moments sans écran et rangez le smartphone hors de la chambre à coucher pendant la nuit.      

*Les valeurs indicatives ne concernent que le temps passé devant un écran pendant les loisirs ; le temps passé devant un écran à des fins scolaires est calculé séparément. 
Sources : Directives de l'OMS sur l'activité physique, le comportement sédentaire et le sommeil (2019), Pro Juventute, Jeunesse et médias, SCHAU HIN! et klicksafe.de 

Ces chiffres sont donnés à titre indicatif et ne remplacent bien sûr pas ton regard individuel sur ton enfant. Tiens donc compte non seulement du temps que ton enfant passe devant un écran, mais aussi de la manière dont il l'utilise.

Pose-toi la question suivante :   

  • Que fait mon enfant devant l'écran ?  
  • Quel est l'impact du temps passé devant l'écran sur mon enfant ?  
  • Dort-il bien ?  
  • Aime-t-il/elle voir ses amis et a-t-il/elle envie de faire d'autres activités hors ligne ? 

Si tu peux répondre oui à ces dernières questions en particulier, vous êtes sur la bonne voie. Même si le temps d'écran effectif dépasse parfois légèrement les valeurs recommandées. 

Questions des parents

Tôt ou tard, tous les parents se posent cette question. Selon l'étude MIKE 2021 (ZHAW), l'âge moyen pour le premier téléphone portable est de 9,4 ans. Mais cela ne signifie pas nécessairement que cet âge soit le bon pour ton enfant. Avant d’acheter un smartphone pour ton enfant, pose-toi donc les questions suivantes : mon enfant est-il capable de respecter des règles ? Comprend-il la différence entre ce qui est public et ce qui est privé ? Et a-t-il vraiment besoin d’un téléphone portable (ou en veut-il simplement un parce que tous les autres en ont un) ?

Tu trouveras plus d’informations à ce sujet sur notre page thématique : Premier smartphone pour mon enfant

Les budgets hebdomadaires permettent à ton enfant d’apprendre à contrôler ses impulsions : en devant se restreindre, il s’exerce à faire des sacrifices. Si ton enfant dispose d’un budget hebdomadaire de 10 heures, il apprend à gérer son temps lui-même : moins le mercredi pour qu’il lui en reste encore pour le samedi. C’est plus proche de la réalité que des limites quotidiennes rigides et cela élimine beaucoup de sources de conflits au quotidien.  

Thème

Que fait mon enfant devant son écran ?

Passer 30 minutes à faire défiler TikTok ou 30 minutes à tourner sa propre vidéo en stop motion n'a pas le même effet sur le développement d'un enfant. Les chercheurs sont unanimes : la manière dont un enfant passe son temps devant l'écran est au moins aussi déterminante que la durée.

Il est bon que les parents sachent que tout temps passé devant un écran n’est pas identique. Tout dépend en effet si l’enfant est créatif et actif devant l’écran ou s’il se contente d’une consommation passive. Cette dernière n’apporte pas grand-chose sur le plan du développement et peut devenir problématique en cas de consommation excessive. Pour t’aider à y voir plus clair :

Les activités créatives et actives sont :    

  • Créer ses propres vidéos, sa propre musique ou son propre art numérique 
  • Travailler sur un projet avec des amis 
  • Utiliser des applications éducatives, des jeux de connaissances ou faire des recherches 
  • Les devoirs scolaires ou à la maison 
  • Jouer à des jeux en ligne (adaptés à l'âge)  

Les activités de consommation passive sont :  

  • Faire défiler sans fin les fils d'actualité des réseaux sociaux (doomscrolling) 
  • Regarder des vidéos YouTube sans interruption 

Demande régulièrement à ton enfant : « Qu'as-tu fait aujourd'hui sur ton téléphone ? Qu'est-ce qui t'a plu ? Qu'as-tu appris ? » Tu montres ainsi ton intérêt et tu établis une bonne relation avec ton enfant. 

Que font réellement les enfants devant leur écran ?

L'étude MIKE montre que les jeunes enfants utilisent principalement leur téléphone portable pour écouter de la musique, jouer à des jeux ou regarder des vidéos sur Internet. Avec l'âge (en particulier à partir de 10 ans), ce comportement d'utilisation du téléphone portable change toutefois considérablement. Le téléphone portable devient un élément central de leur répertoire médiatique et est de plus en plus utilisé pour communiquer (appels, SMS et applications de messagerie) ainsi que pour rechercher des informations.   

L'étude JAMES confirme également la tendance selon laquelle les adolescents utilisent de plus en plus le smartphone pour communiquer :    

des jeunes utilisent Instagram, les filles (86 %) un peu plus souvent que les garçons (80 %). 

des jeunes utilisent TikTok. Là encore, les filles (73 %) sont plus actives que les garçons (64 %). 

des jeunes utilisent WhatsApp plusieurs fois par semaine. Il n'y a pratiquement pas de différence entre les sexes. 

des jeunes utilisent Snapchat comme messagerie instantanée, les filles (85 %) plus souvent que les garçons (75 %). 

C'est la durée moyenne (moyenne) pendant laquelle les jeunes qui jouent (80 %) passent en moyenne sur un jeu un jour de semaine. 

Le temps consacré aux jeux vidéo augmente fortement le week-end
(moyenne). 

Source : étude JAMES 2024 (ZHAW), p. 49-50, 57 ; auto-évaluation de plus de 1 000 jeunes en Suisse (12-19 ans).  

Questions des parents

Le contenu que ton enfant regarde doit impérativement être adapté à son âge. Tu devrais également fixer dès le départ la durée ou le nombre de vidéos. Pour les plus jeunes, YouTube Kids est particulièrement recommandé, car il ne propose que des contenus adaptés aux enfants. Participe au choix des vidéos que ton enfant regarde et établissez ensemble des règles. Si ton enfant est déjà plus âgé, il reste tout à fait judicieux de lui imposer une limite de temps raisonnable. 

L'étude JAMES 2024 montre que la durée moyenne de jeu est stable depuis 2014, à environ 1 heure par jour en semaine et 2 heures le week-end. La situation devient critique lorsque d'autres aspects de la vie sont durablement affectés par le jeu : le sommeil, l'école, les relations amicales. Tu trouveras trois questions de vérification dans le chapitre « Quels sont les signes avant-coureurs ? ». 

Quels sont les contenus inappropriés pour mon enfant ?    

Dans l’étude MIKE 2021 (ZHAW), les enfants interrogés se sont exprimés sur leurs expériences positives et négatives avec les contenus médiatiques sur Internet. La conclusion de l’étude :   

« En ce qui concerne les contenus Internet, les expériences positives […] prédominent très nettement, chez plus de 70 % des utilisateurs d’Internet, les expériences positives augmentant ici aussi de manière significative avec l’âge. Moins de la moitié des enfants ont déjà eu des expériences négatives sur Internet.   

[…] il est certainement important de noter que même les plus jeunes ont déjà été confrontés, sur Internet et à la télévision, à des contenus qui leur ont fait peur ou qu’ils ont jugés inappropriés pour les enfants.   

Cela montre que la protection des mineurs dans les médias doit commencer tôt et que les parents et autres personnes de référence doivent être mieux outillés pour savoir, d'une part, comment protéger leurs enfants contre de tels contenus, mais aussi comment réagir lorsque leurs enfants ont vécu une expérience négative lors de l'utilisation des médias. »  

Quels sont donc les contenus inappropriés pour les enfants et les adolescents, et comment peux-tu protéger ton enfant et l'accompagner ? 

Vers la page thématique

Thème

Quel est l’impact des médias numériques
sur la santé ?  

Une utilisation trop précoce ou excessive des médias numériques peut avoir des effets négatifs sur la santé. Il est particulièrement important, pour le développement physique des enfants et des adolescents, de veiller à ce qu’ils fassent beaucoup d’exercice et dorment bien.  

Bien que l'on dispose déjà de cent milliards de cellules cérébrales à la naissance, celles-ci doivent encore être activement connectées par le cerveau. Ce dernier suit pour cela un plan de construction précis : certaines parties du cerveau se développent plus tôt, d'autres plus tard. Le processus de maturation du cerveau n'est achevé qu'aux alentours de l'âge de 20 ans.   

Quel est le rapport avec la compétence médiatique ? Eh bien, ce développement du cerveau dépend des stimuli sensoriels et interactifs provenant du monde physique pour pouvoir se dérouler de manière optimale. Selon le stade de développement du cerveau, les médias numériques ont des effets différents sur le corps, l’esprit et le développement des enfants et des adolescents :

Développement du cerveau
Pour se développer de manière optimale, le monde doit être exploré avec tous les sens. 

Effets des médias numériques 
Lorsqu'ils regardent un écran, les enfants restent souvent immobiles. L'interaction avec les autres et l'environnement physique fait défaut. Les sens de l'ouïe et de la vue sont sollicités et développés, mais les autres sens le sont à peine.

Développement du cerveau
Le cerveau ne fait pas encore activement la distinction entre le réel et le fictif.

Effets des médias numériques
Les enfants perçoivent les représentations dans les vidéos et les jeux comme réelles.  

Développement du cerveau
Pour trouver sa place au sein d’une communauté, le cerveau a désormais besoin de comparaisons, de compétition et de défis. 

Effets des médias numériques
De nombreux jeux et applications ciblent délibérément, par leurs mécanismes, le centre de récompense du cerveau humain. Les enfants plongent dans un monde numérique qui leur procure du bien-être, mais qui est aussi compétitif. S’ils sont arrachés à ce monde, cela peut être très frustrant pour eux. 

Développement du cerveau
Le cortex frontal n’est pas encore complètement développé. Le contrôle des actions, la régulation des émotions et l’évaluation des risques restent donc difficiles.

Effets des médias numériques
Il en résulte souvent des réactions impulsives. Résister aux tentations et aux mécanismes du monde numérique est donc nettement plus difficile pour les adolescents que pour les adultes.

Conséquences possibles d'une consommation précoce ou excessive des médias :

Les écrans émettent une lumière bleue qui inhibe la production de mélatonine, l’hormone du sommeil. Le cerveau « croit » qu’il fait encore jour. Conséquence : ton enfant s’endort plus tard, a un sommeil plus agité et est plus fatigué le lendemain. À long terme, sa concentration à l’école en pâtit.

Ce que tu peux faire : 

  • Zone sans écran le soir : pas d'écran au moins 1 heure avant le coucher. Mieux encore : 2 heures. 
  • Pas de smartphone dans la chambre : utilise un réveil classique plutôt que celui de ton téléphone. Cela vaut pour toute la famille, donc pour toi aussi – montre l’exemple. 
  • Activer le mode nuit : les appareils récents proposent un mode « Nightshift » ou un filtre anti-lumière bleue. Cela permet de réduire la proportion de lumière bleue et de limiter la suppression de la mélatonine.  
  • Désactive le Wi-Fi la nuit : la Swisscom Internet-Box permet de désactiver automatiquement le Wi-Fi à une heure fixe. 
  • Proposer des rituels pour s'endormir : les rituels avant le coucher ne doivent pas nécessairement être liés à un écran. La lecture à voix haute, les livres audio ou la musique aident ton enfant à se détendre sans écran. 

Le cerveau des jeunes enfants se développe plus rapidement au cours des trois premières années de vie qu’à aucun autre moment par la suite. Au cours de cette phase, il a surtout besoin d’une chose : de véritables expériences sensorielles. Nous en avons déjà parlé plus haut. Les écrans fournissent certes des stimuli, mais sous une forme que le cerveau n’a pas besoin de traiter activement. Il consomme au lieu d’apprendre.  

Des recherches montrent que les enfants exposés régulièrement et sans accompagnement aux écrans durant leurs premières années de vie développent plus souvent des difficultés d’attention et de concentration. Le cerveau s’habitue aux changements rapides d’images et à une stimulation constante. Il devient alors plus difficile de se concentrer ensuite sur une activité calme comme l’écoute, la lecture ou un devoir scolaire. 

Ce que tu peux faire : 
Pour les enfants de moins de 3 ans, la recommandation de l'OMS est la suivante : éviter autant que possible le temps passé devant un écran. À partir de l'âge de la maternelle, une utilisation accompagnée et limitée dans le temps est acceptable. Il est essentiel que le temps passé devant un écran complète d'autres activités et ne les remplace pas.

Le monde numérique peut accentuer des angoisses qui font de toute façon partie de la croissance. Trois mécanismes jouent ici un rôle :

  1. La peur de passer à côté de quelque chose : en jargon technique, on parle de « FOMO » (Fear of Missing Out). Ton enfant voit sur les réseaux sociaux ce que vivent les autres et a le sentiment de ne pas faire partie du groupe. Cette peur est présente 24 heures sur 24 et empêche les enfants (en particulier les adolescents, qui ont de toute façon tendance à se comparer beaucoup) de trouver la paix émotionnelle. 
  2. Des contenus perturbants sans contexte : les adultes sont capables de mettre en perspective les informations sur la guerre, la violence et les catastrophes. Ce n’est souvent pas encore le cas des enfants. Lorsqu’ils sont confrontés seuls à ces contenus, cela peut déclencher chez eux des angoisses qu’ils ne savent pas nommer. 
  3. Cyberharcèlement et exclusion : ce qui se passait autrefois dans la cour de récréation et s’arrêtait à la fin des cours se poursuit aujourd’hui en ligne. L’accessibilité permanente signifie qu’il n’y a plus de refuge sûr.

Les troubles psychiques chez les jeunes ont augmenté ces dernières années. Selon l’ e Promotion Santé Suisse(ouvre une nouvelle fenêtre), cette tendance avait déjà commencé avant la pandémie et s’est depuis accentuée. Les troubles anxieux et la dépression comptent aujourd’hui parmi les maladies psychiques les plus fréquentes chez les jeunes, les filles étant particulièrement touchées. Les réseaux sociaux ne sont pas la seule cause, mais ils peuvent aggraver des difficultés existantes. Cela ne signifie pas que chaque enfant qui utilise les réseaux sociaux développe des problèmes psychiques. Mais cela souligne à quel point il est important d’être attentif et de maintenir le dialogue.

Ce que tu peux faire : 
Parle ouvertement avec ton enfant de ce qu’il voit et vit en ligne. Les enfants qui savent qu’ils peuvent venir te confier leurs angoisses gèrent mieux les expériences stressantes. En cas d’angoisses persistantes qui perturbent le quotidien, il convient de s’adresser à un professionnel.

Les enfants n’apprennent pas le langage devant un écran. Ils l’apprennent quand quelqu’un leur parle, les écoute, réagit à leurs sons et maintient un contact visuel. Cet échange entre deux personnes est le moteur du développement du langage. 

Lorsqu’un écran s’interpose régulièrement entre les parents et l’enfant, ce sont précisément ces moments qui sont perdus. L’enfant entend certes des mots, mais ne reçoit aucune réaction à ses propres paroles. Les spécialistes de l’intervention précoce observent depuis des années une augmentation des retards de développement du langage chez les enfants d’âge préscolaire. Des études épidémiologiques menées dans différents pays corroborent ce constat. 

Cela ne concerne pas seulement le langage : la capacité à déchiffrer les expressions faciales, à reconnaître les émotions chez les autres et à y réagir se développe également au contact direct avec les autres.

Ce que tu peux faire :
Range délibérément ton téléphone portable lorsque tu interagis avec ton enfant. Chaque moment d’attention réelle compte, en particulier pendant les premières années de vie. Lire à voix haute, chanter ensemble ou cuisiner ensemble : tout cela favorise le développement du langage bien plus que n’importe quelle application éducative.

Quand on est devant un écran, on bouge peu, voire pas du tout. Le manque d’activité physique dépend donc aussi du temps passé devant les écrans : plus on passe de temps devant les écrans, moins on bouge. Ce lien est bien établi : les enfants qui passent plus de 2 heures par jour devant un écran présentent un risque accru de surpoids. À cela s’ajoute le fait qu’on mange souvent devant l’écran sans se rendre compte quand on est rassasié. Et les yeux en souffrent aussi : un travail de près prolongé devant un écran favorise la myopie. Les ophtalmologues observent cette tendance partout dans le monde. 

Ce que tu peux faire : 
La règle la plus simple est la suivante : d’abord l’activité physique, puis le temps passé devant l’écran. Par exemple, jouer une demi-heure dehors avant d’autoriser l’utilisation de la tablette. Et pour les yeux, la règle 20-20-20 est utile : après 20 minutes passées devant l’écran, regarder au loin pendant 20 secondes (à au moins 20 mètres). Cela détend les muscles oculaires.

En résumé, cela signifie que ce n’est pas le temps passé devant un écran en soi qui pose problème, mais ce qui est négligé à cause d’un temps d’écran trop important. Ainsi, si ton enfant dort suffisamment, fait de l’exercice, voit régulièrement ses amis et sait parfois supporter l’ennui, un temps d’écran modéré ne pose généralement pas de problème. 

Le sommeil et le smartphone

n'ont pas de règle fixe concernant l'utilisation du téléphone portable la nuit. 

déclarent que le téléphone portable n'a pas le droit de rester dans la chambre la nuit.

déclarent utiliser leur téléphone portable au moins une fois par semaine alors qu'ils devraient dormir. Chez environ la moitié de ces enfants (16%), cela arrive même toutes les nuits ou presque.

Source : Étude MIKE 2021, p. 40 ; participants : 1 059 élèves suisses (cycles 1 et 2) ainsi que leurs parents. 

Thème

Quels sont les signes avant-coureurs ?  

Ce n'est pas forcément un problème pour tous les enfants qui utilisent souvent leur téléphone portable. Notamment lorsqu'ils découvrent un nouveau jeu ou une nouvelle application, une phase d'utilisation intensive est tout à fait normale. La question est la suivante : quand s'agit-il d'une simple phase et quand cela devient-il problématique ? La frontière n'est pas toujours facile à discerner. Les signaux d'alerte suivants t'aideront à y voir plus clair.

Si ton enfant présente un seul des signes d’alerte de la liste ci-dessous, cela ne signifie pas nécessairement qu’il y a un problème. Mais si plusieurs de ces signes persistent pendant des semaines ou des mois et que les discussions en famille n’apportent pas de solution, demande l’aide d’un professionnel. Ton pédiatre ainsi que l'assistant social scolaire constituent un bon premier point de contact. Pro Juventute propose également une consultation gratuite pour les enfants et les adolescents en Suisse au numéro 147.

Liste de contrôle pour les parents : quand est-ce trop ?

Mon enfant devient agressif ou pleure lorsque je lui retire l'appareil. 

Cela arrive surtout lorsque la fin survient de manière inattendue. Préviens ton enfant à l'avance : « Encore cinq minutes » ou, mieux encore, « Encore un tour » ou « Encore une vidéo ». Un minuteur sonore que ton enfant règle lui-même est également utile. Ainsi, la fin devient prévisible et semble moins arbitraire. Tu trouveras plus d’informations à ce sujet dans le chapitre « Règles et limites ».

Mon enfant ne prend plus plaisir à ses anciens loisirs. 

Lorsque le sport, le bricolage, la lecture ou les jeux en plein air perdent soudainement tout intérêt et que l’écran prend le pas sur tout le reste, c’est le signe qu’il faut y regarder de plus près. Planifie avec ton enfant des activités hors ligne. Peut-être y a-t-il un club à proximité que ton enfant aimerait essayer ?

Mon enfant utilise souvent son téléphone portable la nuit.

L'utilisation clandestine du téléphone portable après le coucher est plus répandue que ne le pensent de nombreux parents. Découvrez ici ce que vous pouvez faire.

Mon enfant ment sur son temps d'écran ou le cache.

Si ton enfant commence à cacher son utilisation, ce n'est généralement pas par mauvaise intention, mais par crainte des conséquences. Ne réagis pas par des reproches, mais par un intérêt sincère. « Je veux te comprendre. » Lorsque ton enfant se rend compte qu’il peut être honnête avec toi sans que tu lui confisques immédiatement son téléphone, cela crée un climat de confiance. À long terme, c’est plus efficace que n’importe quelle surveillance.

Mon enfant est souvent fatigué et ses résultats scolaires se sont dégradés. 

La fatigue et la baisse de concentration à l’école sont souvent liées à un temps d’écran trop important le soir. Deux mesures sont particulièrement efficaces : décidez ensemble que le temps d’écran doit prendre fin au plus tard 1 à 2 heures avant le coucher. Et convenez d’un ordre clair : d’abord les devoirs et l’activité physique, puis l’écran.  

Mon enfant se replie sur lui-même.

Si ton enfant évite les relations amicales pendant une longue période, ne veut plus sortir et se replie de plus en plus sur son univers numérique, prends cela au sérieux. Cherche à discuter avec lui. Si ce repli persiste pendant des semaines et que tu t'inquiètes, fais appel à un professionnel. 

Questions des parents

C'est possible, mais ce n'est pas forcément le cas. Le repli sur soi et la tristesse font partie, dans une certaine mesure, de la puberté. Mais si le comportement de ton enfant change radicalement, cela vaut la peine d'y regarder de plus près. Des études montrent qu’une utilisation excessive des réseaux sociaux est associée à un risque accru de dépression et d’anxiété. Trois mécanismes jouent notamment un rôle : la comparaison constante avec les autres (« Tout le monde a une vie meilleure que la mienne »), la peur de passer à côté de quelque chose (FOMO) et les expériences négatives telles que l’exclusion ou les commentaires méchants. Les filles sont généralement plus touchées que les garçons. 

Mais même si les réseaux sociaux sont une cause, ils en sont rarement la seule. La pression scolaire, les conflits avec les amis, les changements familiaux ou l’insécurité tout à fait normale liée au passage à l’âge adulte jouent presque toujours un rôle. La question n’est donc pas tant « Les réseaux sociaux sont-ils responsables ? » mais plutôt « De quoi mon enfant a-t-il besoin en ce moment ? ». Demande donc à ton enfant comment il va, de manière ouverte et sans le blâmer. Montre-lui que tu l'écoutes. Et si la tristesse persiste pendant des semaines, que ton enfant se retire de ses relations amicales et que tu t'inquiètes, une consultation chez le pédiatre peut s'avérer utile. 

Thème

Règles et limites pour éviter les conflits  

Les disputes autour du temps passé devant les écrans font malheureusement partie du quotidien dans la plupart des familles. Il est généralement impossible de les éviter complètement, mais des règles équitables et des limites claires facilitent la vie de tout le monde. La clé : les règles sont convenues ensemble et s’appliquent à tous. Y compris aux parents.  

Lorsque tu mets en place de nouvelles règles, il est préférable de procéder par étapes. Les règles que l'on teste, optimise et auxquelles on s'habitue progressivement durent nettement plus longtemps que lorsqu'un ensemble complet de règles est introduit d'un seul coup. Cette dernière approche peut submerger toutes les personnes concernées et risquer de s'effondrer dès le premier week-end. 

Quelles sont les règles d'utilisation des médias judicieuses ? 

Déterminez ensemble quelles règles d'utilisation des médias s'appliquent à votre famille. Notre contrat sur les médias vous sert de guide.

Quels sont les moments sans téléphone portable ?  

Des moments fixes où tout le monde range son téléphone portable créent une structure, permettent de faire une pause et réduisent les discussions. Des moments sans téléphone portable peuvent être : pendant les repas, lors d’une visite, pendant les devoirs ou la nuit. 

Quels sont les lieux sans téléphone portable ? 

Outre les horaires fixes, il est également utile de définir des lieux où aucun téléphone portable ne doit s'allumer chez vous, par exemple à table, dans la chambre ou sur le canapé. Il est préférable de désigner également un endroit où le téléphone portable doit se trouver à la place.

Quels sont les temps d'écran autorisés ?

Au lieu de renégocier péniblement chaque jour, un cadre clair est utile. Déterminez ensemble les limites quotidiennes et/ou hebdomadaires du temps d'écran autorisé.  

Quelles activités sont autorisées ?

Quels chats, réseaux sociaux ou jeux sont autorisés ? Où faut-il des règles et des accords supplémentaires ?

Quelles règles s'appliquent aux chats et aux réseaux sociaux ? 

WhatsApp, Snapchat et autres font probablement partie de la vie sociale de ton enfant à partir d'un certain âge. Discutez-en ensemble : avec qui ton enfant a-t-il le droit de discuter ? Que faire en cas de messages provenant d'inconnus ? Quels contenus peuvent être partagés ? Comment ton enfant tient-il compte de la protection des données ? 

Questions des parents

Pour éviter les disputes concernant le temps passé devant les écrans, voici quelques stratégies utiles :  

  1. Ne changez jamais les règles au moment du conflit. Discutez des changements calmement lors de la prochaine réunion de famille.  
  2. Préviens ton enfant avant que le temps ne soit écoulé. Dans l'idéal, laisse-le terminer l'épisode ou la partie en cours.  
  3. Proposez des alternatives : « Le temps d'écran est terminé, on sort ensemble ou on joue à un jeu ? » 

Si possible, ni l’un ni l’autre. Si le temps d’écran devient une récompense, cela renforce son importance aux yeux de l’enfant. Il vaut mieux considérer le temps d’écran comme une partie normale de la journée, avec des créneaux horaires fixes, tout comme les heures de repas et de coucher. 

Et quelles règles s'appliquent à l'extérieur ?

« Mais chez mon copain, chez ma copine, j’ai le droit de faire ça aussi ! » En tant que parent, tu connais certainement cette phrase. Et oui : il est possible que d’autres règles s’appliquent dans d’autres familles. Comment gérer cela lorsque ton enfant rend visite à ses amis, à ses grands-parents ou à sa tante et qu’il a le droit d’utiliser plus souvent les médias numériques chez eux ?

  1. Explique à ton enfant pourquoi les règles sont ce qu’elles sont chez vous.  
  2. Parle aux parents de l’ami·e ou aux proches. Souvent, on s’aperçoit que les différences sont moins importantes qu’on ne le pensait. Explique tes réserves, propose des alternatives et trouve des compromis avec ton enfant si nécessaire. 
  3. Réexamine tes règles : sont-elles toujours d'actualité et équitables ? Ou faut-il peut-être les adapter à l'âge de ton enfant ?  

Reste fidèle à tes principes, mais fais preuve de souplesse dans leur application. Après tout, tu ne veux pas que les amitiés et les relations de ton enfant en pâtissent.  

Thème

Configurer le contrôle parental

Les règles fonctionnent mieux lorsqu’elles sont complétées par des outils techniques. Les contrôles parentaux, par exemple, rappellent les temps d’écran fixés, filtrent les contenus inappropriés ou limitent l’accès à Internet. Ils sont certes utiles, mais ne constituent pas non plus une panacée en matière de protection des enfants.

Selon l'âge, différentes fonctions de protection des enfants sont utiles. Il est préférable de les configurer avec ton enfant et de lui expliquer pourquoi elles sont là. Les verrouillages activés en secret mènent souvent à un jeu du chat et de la souris éprouvant pour les nerfs entre toi et ton enfant.

Contrôles parentaux recommandés 
Profil enfant dédié sur les services de streaming tels que YouTube Kids, activer les classifications par âge, pas d'appareils personnels pour les enfants 

Contrôles parentaux recommandés 
Appareils d'entrée de gamme tels que les montres connectées pour enfants, configurer des filtres de contenu et des limites de temps, autoriser le téléchargement d'applications uniquement avec l'accord des parents, désactiver les achats intégrés   

Contrôles parentaux recommandés 
Assouplir progressivement le contrôle parental, discuter ensemble des statistiques sur le temps passé devant les écrans, configurer le mode « Focus » pour les heures de classe   

Contrôles parentaux recommandés 
Configurer ensemble les paramètres de confidentialité sur les réseaux sociaux, réduire le contrôle technique exercé par les parents, mais intensifier les discussions, maintenir les réglages pour le repos nocturne 

L'objectif devrait être d'amener les enfants et les adolescents à gérer de manière responsable leur temps d'écran, et non d'assurer un contrôle permanent de la part des parents.

Ce que le contrôle parental ne peut pas faire

Prends également conscience de ce que les outils techniques ne peuvent pas faire. Ils ne protègent par exemple pas contre les contenus provenant des téléphones de leurs amis. Ils ne détectent pas non plus l'humeur de ton enfant ni l'effet que certains contenus ont sur lui. Les enfants plus âgés, en particulier, trouvent souvent des moyens de contourner les restrictions. Les outils techniques n'offrent donc jamais une protection à 100 % contre les dangers du web. C'est pourquoi le dialogue est toujours nécessaire.

Configurer le temps d'écran sur iPhone

Configurer Family Link sur un téléphone Android

Comment Swisscom soutient-elle la protection des enfants ?

  • Logiciel de filtrage «Internet Security»
    Avec «Internet Security», Swisscom t'offre, outre de nombreuses autres fonctions de sécurité, la possibilité de limiter les horaires d'accès et les contenus. www.swisscom.com/internetsecurity 
  • Swisscom Internet Box
    La Swisscom Internet Box te permet de limiter individuellement le temps de connexion de chaque appareil connecté (console de jeux, smartphone, tablette, etc.). www.swisscom.com/internetbox  

 Questions des parents

Ne t'énerve pas, mais essaie plutôt de profiter de cette situation pour en discuter. Au fond, cela montre bien que ton enfant est doué en informatique, n'est-ce pas ? Discute avec ton enfant des raisons pour lesquelles ces limites existent et renégocie-les. 

C'est une question délicate qui dépend de votre situation. Pour vous donner un ordre de grandeur : pour les enfants de moins de 10 ans, un accompagnement est en principe judicieux. À partir de 10 ans, il faut de plus en plus respecter la vie privée de ton enfant. Si tu lis en cachette les messages de ton enfant, cela peut nuire à votre relation de confiance. Parle-lui donc plutôt ouvertement si tu as une question ou quelque chose qui te préoccupe, et en cas de suspicion de danger, consultez ensemble le message.

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Les parents comme modèles

 Les enfants imitent ce qu’ils voient de leurs propres yeux. Si ton téléphone est posé sur la table pendant le dîner, ton enfant en conclut que cela fait partie du quotidien. Si tu fais défiler ton écran au parc, il en conclut que l’écran est plus important que le moment présent. Tu n’as pas besoin d’être parfait. Mais il vaut la peine d’être conscient de ton rôle de modèle.

Une question sincère : te sens-tu suffisamment à l’aise en matière de compétence médiatique pour accompagner ton enfant ? C’est exactement ce que l’étude MIKE 2021 (ZHAW) a demandé aux parents. Sur une échelle de 1 à 11, la moyenne des réponses s’est établie à 7,8.   

Pour être compétent en matière de médias, tu n’as pas besoin d’être un expert du numérique. Tu n’as pas besoin de connaître toutes les applications que ton enfant utilise. Mais cela vaut la peine de montrer de l’intérêt et de comprendre les mécanismes de base des réseaux sociaux afin de pouvoir accompagner ton enfant en toute connaissance de cause. 

Compétences médiatiques pour les parents : qu’est-ce que cela implique ?

Jette un œil à ton propre temps d'écran : combien de temps passes-tu devant un écran ? Tu seras peut-être surpris. Lorsque tu fixes des limites d'écran à ton enfant, il est utile de connaître tes propres habitudes afin de pouvoir les comparer. Cela te permettra également de modifier tes habitudes si nécessaire, afin d'être un meilleur modèle. 

Tu n’as pas besoin de connaître tous les formats de TikTok. Mais tu devrais comprendre ce qu’est un algorithme et pourquoi il montre à ton enfant toujours plus de contenu similaire. Que les « likes » constituent un système de récompense. Et que « gratuit » signifie le plus souvent que ton enfant paie avec son attention et ses données. 

Savoir configurer les principaux paramètres de sécurité sur le téléphone de ton enfant fait partie des bases. Cela concerne surtout : le partage de localisation, la visibilité du profil, les demandes de contact provenant d’inconnus et les achats intégrés. Tu trouveras des instructions étape par étape dans le chapitre « Configurer le contrôle parental ». 

La compétence la plus importante n’est pas d’ordre technique. Il s’agit de la capacité à parler avec ton enfant de son univers numérique sans qu’il se renferme. Tu y parviendras en manifestant de l’intérêt plutôt qu’en exerçant un contrôle. « Montre-moi ce que tu regardes » fonctionne mieux que « Donne-moi ton téléphone ». Et lorsque ton enfant t’explique quelque chose, écoute-le. 

L'étude MIKE 2021 (ZHAW) montre que près de la moitié des élèves du primaire interrogés ont vu des contenus qui n'étaient pas adaptés à leur âge ou qui leur faisaient peur . Les classifications par âge telles que le PEGI pour les jeux vidéo ou le FSK pour les films constituent un guide, mais rien de plus. En cas de doute, jette un coup d’œil toi-même au contenu avant de l’autoriser. Des portails comme «Flimmo» ou «Internet-ABC» t’aident à évaluer les contenus. Sur Blue TV, tu peux en outre activer le code PIN de contrôle parental, qui masque les contenus inappropriés à l’âge de l’enfant.

Être compétent en matière de médias ne signifie pas devoir tout savoir soi-même. Tu trouveras de nombreuses informations ici, sur le Swisscom Campus. De plus, ces points de contact peuvent t’aider : Pro Juventute (147), Jeunesse et médias (jugendundmedien.ch), le service social scolaire ou ton pédiatre. 

Questions des parents

C’est tout à fait compréhensible et tu n’es pas le seul dans ce cas. Heureusement, tu n’as pas besoin de faire de l’éducation aux médias tous les soirs. Le plus utile est de mettre en place des structures techniques de base qui, après un effort initial, fonctionnent même sans toi (configurer les fonctions de protection des enfants pour le Wi-Fi, le temps d’écran et les stations de recharge des téléphones portables). Pour le reste, la discussion avec ton enfant, tu la planifies activement à des moments où vous êtes tous les deux réceptifs. Le week-end au petit-déjeuner, par exemple, et non pas le soir à 21 heures après une longue journée. 

C'est exactement par là. Tu lis cette page, c'est déjà un premier pas. Trois points de départ qui ne demandent pas grand-chose : Demande à ton enfant de te montrer ses applications. Les enfants aiment expliquer, et tu te familiarises avec la plateforme sans avoir à te plonger dans la documentation. Profite d’un événement concret, comme un nouveau jeu, un nouveau téléphone portable ou une nouvelle application, pour examiner ensemble la situation et établir des règles. Et si tu ne sais vraiment pas quoi faire : Pro Juventute (téléphone 147) offre des conseils gratuits, anonymes et en plusieurs langues.

Être un modèle, c’est aussi protéger la vie privée de ton enfant

La jolie photo du premier jour d'école, la vidéo amusante du cours de natation : avant de partager des photos de ton enfant en ligne, demande-toi s'il serait d'accord dans dix ans. Pour savoir quel est le lien entre le « sharenting » et la vie privée de ton enfant et ce à quoi tu dois faire attention, consulte notre page thématique sur le sharenting.

C'est important

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Demander à Michael

Michael In Albon est le délégué à la protection de la jeunesse dans les médias chez Swisscom. Il se tient à votre disposition pour toute question autour des enfants et des médias.

Portrait des Leiters Jugendmedienschutz Michael In Albon
Michael In Albon

Chargé de la protection de la jeunesse face aux médias