Cependant, la principale idée reçue concerne en général l’origine du rayonnement. Dans la communication mobile, l’appareil personnel et les autres équipements proches du corps, comme les montres connectées, les trackers ou les appareils de tiers, représentent environ 90% de l’exposition quotidienne. Au niveau de la tête, ce chiffre atteint 95%. L’intensité diminue considérablement avec chaque centimètre de distance supplémentaire par rapport au corps.
L’antenne mobile ne représente en moyenne qu’un vingtième à un dixième du rayonnement. En outre, la Suisse impose des seuils beaucoup plus stricts, si bien que les valeurs effectivement mesurées sont en réalité nettement inférieures aux valeurs possibles. L’antenne est souvent diabolisée, et l’appareil porté aux nues – mais toute communication a besoin de deux éléments qui interagissent correctement.
Si nous devions résumer les choses, une bonne couverture est la garantie que le réseau et les appareils communiquent entre eux avec un maximum d’efficacité. En clair, ne pas émettre plus de rayonnement qu’il n’en faut. Et c’est précisément tout l’intérêt de la 5G, à l’inverse des technologies précédentes. Mais pour cela, l’antenne doit être placée là où elle est utilisée, et en misant sur l’antenne adaptative. Le bannissement des antennes loin de l’utilisateur, le report du déploiement ou des valeurs limites encore plus strictes entraîneront au final davantage de rayonnement pour ce même utilisateur. Sauf si on renonce complètement à l’utilisation du portable et que l’on se tient à bonne distance des appareils tiers proches du corps.