A CHF 11 714 millions, le chiffre d’affaires du groupe reste stable par rapport au niveau de l’année précédente (+0,4%). Dans un contexte de saturation des activités de base en Suisse, Swisscom a réalisé un chiffre d’affaires de CHF 8817 millions (-2,7%). La baisse du chiffre d’affaires de CHF 242 millions dans les services de télécommunications est principalement liée à la pression sur les prix persistante dans différents segments ainsi qu’au recul de la téléphonie fixe. Le marché en Italie connaît une évolution réjouissante: la croissance du chiffre d’affaires de Fastweb s’élève à EUR 160 millions (+8,2%).
Le résultat d’exploitation consolidé avant amortissements (EBITDA) s’inscrit à CHF 4213 millions, en recul de 1,9% par rapport à l’année précédente. Il tient compte de l’évolution des taux de change et de divers effets exceptionnels: ainsi, Fastweb a perçu une indemnité de CHF 102 millions en 2017 dans le cadre d’une procédure juridique, et le résultat de Swisscom a été grevé par la constitution de provisions pour restructurations. Au cours de l’exercice 2018, l’évolution de l’EBITDA par rapport à l’exercice précédent reflétait également l’adoption de nouvelles dispositions applicables aux contrats de clients (IFRS 15). En termes corrigés, l’EBITDA de Swisscom a reculé de 0,8%. Dans le cœur de métier suisse, l’EBITDA avant effets exceptionnels a baissé de 3,9%, tandis qu’il a augmenté de 5,6% chez Fastweb. En fin de compte, Swisscom enregistre un solide bénéfice net de CHF 1521 millions, en légère baisse par rapport à l’année précédente (-3,0%).
Le recul de l’activité principale a pu être largement compensé par les actuelles mesures de baisse des coûts. L’entreprise a dépassé son objectif, en 2018, de réduire ses coûts annuels en Suisse de CHF 100 millions d’ici à 2020. Au cours de l’exercice, le nombre d’emplois à temps plein au sein du groupe a baissé à 19 845. A la fin 2018, Swisscom offrait 17 147 emplois à temps plein en Suisse, soit 541 ou 3,1% de moins que lors de l’exercice précédent. Plus de la moitié des suppressions de postes a pu être absorbée par des fluctuations naturelles, grâce à une planification minutieuse et à une gestion active des postes vacants. Environ 200 postes ont été supprimés dans le cadre du plan social déjà en place. Ce plan comprend des prestations supérieures à la moyenne suisse et prend en compte la situation personnelle des collaborateurs concernés. En 2018, 88% des collaborateurs intégrés au plan social ont retrouvé un emploi en interne ou dans une autre entreprise, avant même la fin de leur droit aux prestations sociales.